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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 18:46

Le moment privilégié des solitudes, les égarements solitaires du corps en marche. Du corps ébloui sous les palpitations solaires, malmené par les langueurs des fils d'Eole. Aimer se rafraîchir au bourgeonnement écumeux du royaume d'Amphitrite, et puis goûter aux vert méandres des promenades végétales, magnifiquees et nimbées de la sueur des étangs et des marécages.

 

 

lac

 

Juste l'ébahissement. Etre aveugle, yeux noirs parmi les ombres. La vision recouvrée, et  aors les couleurs me sont apparues, et les lignes, et les traits, et les tons, et les nuances, tout s'est composé en une symphonie muette et grandiose comme à la première aube.

 

arbresousbois

 

Absorbée par le réel, non pas une illusion de l'esprit, un concept immatériel, mais vécu comme pure perception.

 

dunes

 

Se sentir être, appartenir, enveloppé, mieux : englobé. Etre relié, être un et mille à la fois, être toutes choses, unité et multitudes.

 

rocsmer

 

Une sorte d'angoisse qui m'envahit : ressentir tout, son et images, saveur de l'air, comment, mais comment enfin capter tout cela. Echouer forcément, alors essayer, tenter en vain d'en saisir une bribe. Arracher au monde, un petit bout de sa joie, de son triomphe. C'est alors que je compris, de tout mon être, corps et âme, cette citation juste et délicate de Pascal Quignard que j'avais lu, il y a peu : « C'est de l'intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n'y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu'un long triomphe aveugle. »

 

 

falaisesmer

 

Je me souviens la promenade, le parc océanique, les arbres aux branches pieuses qui se laissaient secouées par les vents courroucés, mais le chemin ainsi se trouvait préservé et des souffles du ciel et de la présence humide de la mer. Quelques herbes hautes, un coin protégé par le sous-bois, le chemin qui passe, les feuilles des arbres étranges au feuilles disparates et argentés. Sous cet être de racines et d'écorce, l'imagination porta en moi l'image d'une petite fille qui se balancerait, la place ne manquait pas pour ce genre de jeu simple, sur une antique planche de bois.

 

sous-bois

 

Il y a presque 1 an, ou bien plus de 6 mois pour ces tentatives, ces affolements, reflet d'un état d'une seconde, comme d'une conscience retrouvée et égarée tout à la fois.

 

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