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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:00

Tressautements, spasmodique sang noir coagulation. S'exécuter aux mitrailles, racines déterrées, à la cime carmine clarté, le caillot croît en ramification victuaille. Maugrée sa nature purpurine, s'imbibe en germination infectée.  Les trompes exhalent boyaux, cellules tarries en défloration énuclée. Champêtres parois, admonnestent le ressac moisissures fossiles incartades, choeur tragique aux paquets de nerfs dégouline et se noie.

 

uterus-monstrueux

 

« MONSTRUM HORRENDUM, INFORME, INGENS, CUI LUMEN ADEMPTUM »

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:10

Ophélia ou autoportrait en noyée

 

Entre vérité et mensonge, vie et mort, captation du réel et mise en scène. Croisement des références, citations multiples... Littérature... Shakespeare et son héroïne tragique qui se jette, ou tombe à la rivière, une couronne d'orchis mâle au front. Rimbaud et la jeune fille qui devient tel un gand lys blanc sur la surface de l'eau.

Peinture... les pré-raphaëlites (Millais, Waterhouse...) l'a font fleur encore fraîche parmi les corolles colorées... Mais aussi, Redon, Moreau, Delacroix, le visage nimbé pétales et feuilles et mèches de cheveux enlacés...

Enfin référence également au preier portrait de fiction photographique : l'Autoportrait en noyé, d'Hippolyte Bayard, invention ingénieuse, ne manquant pas d'un certain humour noir...

 

Révérer l'humidité sépulcrale, travestissement mortuaire, embrasser les lèvres encore moites la fibre transparente de l'onde assoupie. L'instant de drame est passé, le moment juste après l'agonie, la suprême tranquilité, corps léger, végétalisé, comme un fluide parmi les fluides de la rivière. Enraciner, tête hors de l'eau, s'accrocher, lianes fragiles au sol limoneux où les poissons suppotent la chair blanche.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 20:07

Le chien se penche au-dessus des flaques. Il boit aux prés fleuris et aux excavations de nuages.

Il gémit parfois mais n'aboie jamais aux épaisseurs violacées de la brume de l'aurore lumineuse.

 

chien-encre-aquarelle

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 22:53

Sur la grève, le cormoran altier secoue plumage, cristallise milliers miroirs eau douce s'éparpillent. Se porte au courant ascendant, et plonge aspiré par la mouvance verte du fleuve.

 

cormoran

 

S'apprête le grand saut, parcourir l'espace empli d'éther brûlis de cieux. Dernier battement, frénétique, saveur tourbes, joncs et argile molle, reparaître étincelant, le bec crispation sur le poisson trépassé.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 16:39

Quelques études de poupées Hopis, les Kashinas...

 

kashinas-dessins

 

Vont suivre des scupltures inspirées par cette tradition, cette esthétique...

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 00:33

Bien ensoleillée, rose bonbon, enfantillages, la chambre se distingue. Aux affaires éparpillées, l'agencement s'étale. Vie et songe, comme un oreiller, à ce que l'on ne voit pas, se laisse deviner.

 

chambre

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:09

Un lapin en peluche énucléé, poils en vadrouille, s'use en oripeaux décrépis. Visage déchiqueté, il trône si enfantin au milieu de la pièce, le pauvre peut-être a-t-il mal de tant de cruauté.

 

étude-peluche-pantin

 

Le pantin en bois, aux yeux peints, si factice. Pantin qui rampe et se met debout, animé doigts magiques. susurations couleurs se corollent en flanelles. Amuseur, amusé, fronce ces sourcils bruns foncé.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:13

Branches et empreintes, nervures aux contours modelage boiseries rustiques, brutes. Forces infinies, fragilité redoutée, l'élévation de la cime, suffocation chaleur, brûle au soleil méridional. Terre sèche et pourtant féconde, terre brune et rouge, végétation filiforme. Rase, bulle d'air pétrifiée, absence liquide, même les plantes ne transpirent pas et semblent momifiées par l'ardeur solaire.

 

arbre-empreinte

 

Aimer la poussière, esclandre tellurique, suivre la sève, le long des berges, fraîcheur de l'eau douce, oasis étincelante au voyageur égaré.

 

falaise-rivière-ardèche

 

Falaise et rocs, blancs et gris veloutés, mille galets contrastes, jaune grisés, mille irrisations s'épanchent terre d'ocre et d'ombre brûlée sous la surface lourde, molécules imbibées.

 

arbre-peinture-encre

 

Dégager la silhouette, se taille résistance à la lumière, superposition, ne fait plus qu'un avec l'ombre. Egale opposée, condition nécessité pour voir enfin sa structure se découper. L'ombre introduit la nuance dans ce monde noyé de clarté incessante...

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:16

Les rats sortent, ils ne s'ennuient jamais et vaquent à leur occupation. Odeur terre noire, eau endormie, s'enfuient, se regroupent et s'imbriquent. Somnambules car aveuglés d'obscurité coutumières, aspirent tous au dehors, funeste sort, rats des villes, au coeur labyrinthique, tuyaux et boyaux métallique et pierre, rouillant et s'effritant d'humidité nauséabonde. Multiplicité, grouille de griffes et de queues, de moustaches fines et d'oreilles déchiquetées, spectres revenants éhontés sortent de l'abîme noire fangeuse. Et pourtant, ensemble constellations vies, individualités, au coeur du Tartare, à l'Ouest de la Terre, entre les enclos d'airain.

 

les-rats

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:31

Petit texte écrit d'une traite, ne rien rajouter, ne garder que l'instant d'écriture, rien de plus, rien de moins. Entre autofiction et prose poétique, un fragment autonome mais bientôt relié à d'autres qui suivront certainement...

 

Les rixes somnifères

A trop poursuivre les chimères, on s'écharde l'épiderme, à se faire rougeoyer les ongles se fracassent en embruns au rocher. S'apprendre à arrêter de pressentir, les Cassandre n'ont jamais fait long feu. Inaptitude il y a, stupide tu resteras. "Rien ne sert de courir, il faut mourir à point." S'effacer quelque peu, si ce n'est physiquement, cesser d'empiéter l'espace, être plus précautionneux, ne pas être un poids que l'on ressasse.


Tout sera hideux à un moment ou à un autre. Il en advient toujours ainsi, histoire bien ponctuée, recousue et corrigée. Je m'étreins au bal des ecchymoses purulentes, noyer le poisson, s'afficher saletés élégantes, entrer données empiriques, dépersonnalisation.

 

J'ai pactisé avec la souffrance. Mon suc, mon ambroisie goût de fer à la sauce bifteck immolé. J'aspire en gouttes, bouillon jus de viande saignante, déglutit un peu plus, je me digère en prion nébuleux.
Autophage, puisque personne ne me nourrit.

 

Les Antigone fébriles ont les lèvres pâles et la peau dure. Elles s'échinent imperturbables à racler la boue, désosser les cadavres. Elles sont si pathétiques et si sublimes dans leur façon d'être. C'est tout un problème avec leur corps, alors c'est inéluctable, il finit toujours en charpie. Elles l'ont bien mérité, me direz-vous, à le vouloir autant, quitte à être si opiniâtres et à tout renier. Mise à part leur refus. Un non bien dit, bien déclamé, bien hurlé, ça on ne pourra pas dire qu'on ne l'a pas entendu. On s'éraille la voix à gueuler l'absolu.

 

Je ne veux plus en parler et puis qu'est-ce qu'on peut dire ou bien raconter  sur le néant. Il appelle le vide, qui l'englobe tout entier. Mon coeur c'est Verdun, vous pouvez arracher le tout, vous partager les restes, tout jeter, tout brûler, s'amuser du geste, ça vous appartient. Droit de non-regard sur ce qu'il advient de mes morceaux, juste éviter d'en faire un objet de prière, mes seins nacrs larmoyantes se plaisent assez mal en reliques.

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