Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 09:51

L'attrait de la lettre, les mots sur la feuille blanche. Le goût de l'enveloppe, objet de l'attente. Etre attendue, l'autre qui boit au puit sans fond de la pensée écrite, cent fois plus vraie, cent fois plus forte que le verbe déclamé.

 

Ecrire encore, les idées qui taraudent, les émotions à fleur qui se bousculent et qui dégorgent comme l'encre noire de la plume sur le papier.

 

 

forêtenveloppe2 copie

 

Offrir des ornements somptueux pour cacher le secret phrasé. Faire désirer les mots, se faire désirer. Revêtir l'enveloppe de ses plus beaux atours, dévoiler le coeur, avant même que la lettre ne soit ouverte.

 

monstreenveloppe2

 

Charmer quelque peu, être à l'écoute aussi, percer ce qui fait rêver, ce qui active son imagination. Transformer la correspondance en magie visuelle, onirique, magique.

 

enveloppedino-copie-1

Repost 0
Published by June - dans Art Postal
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 19:00

J'aime les lapins, et ceux qui accueillent ce genre de petit lagomorphe savent à quel point leur petits yeux mignons ne sont qu'une parade à leur caractère machiavélique, voir parfois à leur penchants cruels, surtout entre eux.

A part ces petits défauts, ils n'en sont pas moins adorables, loin de là.

 

J'aime aussi les peluches et tout l'imaginaire visuel enfantin.

 

Un jour, enfin on se rend compte que le monde est sale, mais les gentils monstres ont disparu. Ils ont déserté les rêves. Il ne tient qu'à nous de recomposer un univers onirique protecteur. Seulement, depuis l'enfance, les images sécurisantes se sont déformées, les visions joyeuses se sont altérées, comme si l'extérieur avait bavé sur ce qu'il y a au-dedans.

 

lapin-shirt

 

Comme n'être ni tout à fait à l'intérieur, ni complètement à l'extérieur.

 

Peinture pour tissu et acrylique blanche. Patron original.

Repost 0
Published by June - dans Objets divers
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 10:43

L'enfant morte, l'enfance suicidée. Entortillée dans les langes douces, les bras du doudou adoré, la dernière étreinte protectrice et fatale de l'objet transitionnel.

 

enfantpendu

 

Gouache et couleur vives, traitement enfantin, mais yeux fermés. Petite fille aux mains de fourmi, la mort l'ultime transformation.

 

cahier-enfant-pendue

Sur un carnet, tenter une transition, changer, faire évoluer. Tâtonner souvent, parvenir : ça reste à voir.

 

enfantpendu2

 

Tenter quelque chose, sembler approcher, échouer, réessayer encore.

 

petitefillependue2

 

Nuances de gris troquées. Le drame de l'instant qui vient de survenir, déjà trop tard, le passé, le présent condensé, le présent qui sabre le temps, qui tue l'avenir, car l'avenir de l'être, n'est que devenir de l'âme, et simple pourrissement du corps resté en arrière, bloqué, immobile dans les anneaux du doudou, compagnon de jeu, ou objet du Mal ou peut-être de la destinée...

Repost 0
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 15:49

Les yeux sont vides et le souffle déjà éteint.

D'après une photographie d'un jeune bovin agonisant. Passée à l'encre, il me semble ne l'avoir pas terminé, j'ai du faire une pause. Une fois finie la pause, il me semble que je n'avais plus rien à rajouter.

Sur la photo, il baigne dans son son sang, mais je crois, là c'est inutile, le drame est entier. Drame qui pourtant est banalité. Banalité de l'exécution, de la perforation, de l'éviscération, le drame quotidien. Un million, même un milliard de fois répétées, le sort du peuple quadrupède sacrifié.

 

 

veaumort

Fusain et pierre noire, le trait comme basculement vers l'imminence.

 

 

IMGP4528

Brou de noix et encre de chine. Les lignes toujours visibles.

Repost 0
Published by June - dans Anima
commenter cet article
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 13:58

Ce projet a plus d'un an, se remémorer les circonstances.

 

Idée du corps, exploration de celui-ci, fouille dans les interstices de chairs, ondulation des teintes de peau, réécrire les lignes corporelles, retrouver les surfaces physique, les volumes poreux. Le corps comme objet  de passage, de voyage. Donner à voir les membres, ne pas hésiter à couper, détacher les morceaux, délimiter pour mieux les faire vibrer.

 

 

féminintryptique

 

Le corps féminin comme espace spirituel. Espace de matière ou s'est gravée l'empreinte, la trace du sacré.

L'apanage des déesses, les attributs féminins, l'antique lignage pour les trois stades, les trois visages, les trois aspets du principe féminin éternel.

 

tryptique1

 

Dévoiler ce qui se dérobe au regard, mais ne pas tout montrer. L'image d'un corps qui est Un et multiple, éternel, donc figé, mais pourtant protéiforme. Ils sont tous les corps à la fois, mais pas un en particulier.

 

tryptique3

 

Besoin de ce qui est constitutif. la vue en plongée, prolongation du moi pour ceux qui regardent, parvenir à la connaissance par le corps et la matière. Le corps est un substrat d'Etre.

 

tryptique2

 

Façonné de la terre, l'alliance tellurique. Le sol est chair, les muscles sont argile, la peau recouvre comme le sable fin sur les roches. Minéral et boue, les matériaux primordiaux de la création dans la cosmogonie primitive.

 

 

Repost 0
Published by June - dans Soma gunès
commenter cet article
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 18:46

Le moment privilégié des solitudes, les égarements solitaires du corps en marche. Du corps ébloui sous les palpitations solaires, malmené par les langueurs des fils d'Eole. Aimer se rafraîchir au bourgeonnement écumeux du royaume d'Amphitrite, et puis goûter aux vert méandres des promenades végétales, magnifiquees et nimbées de la sueur des étangs et des marécages.

 

 

lac

 

Juste l'ébahissement. Etre aveugle, yeux noirs parmi les ombres. La vision recouvrée, et  aors les couleurs me sont apparues, et les lignes, et les traits, et les tons, et les nuances, tout s'est composé en une symphonie muette et grandiose comme à la première aube.

 

arbresousbois

 

Absorbée par le réel, non pas une illusion de l'esprit, un concept immatériel, mais vécu comme pure perception.

 

dunes

 

Se sentir être, appartenir, enveloppé, mieux : englobé. Etre relié, être un et mille à la fois, être toutes choses, unité et multitudes.

 

rocsmer

 

Une sorte d'angoisse qui m'envahit : ressentir tout, son et images, saveur de l'air, comment, mais comment enfin capter tout cela. Echouer forcément, alors essayer, tenter en vain d'en saisir une bribe. Arracher au monde, un petit bout de sa joie, de son triomphe. C'est alors que je compris, de tout mon être, corps et âme, cette citation juste et délicate de Pascal Quignard que j'avais lu, il y a peu : « C'est de l'intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n'y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu'un long triomphe aveugle. »

 

 

falaisesmer

 

Je me souviens la promenade, le parc océanique, les arbres aux branches pieuses qui se laissaient secouées par les vents courroucés, mais le chemin ainsi se trouvait préservé et des souffles du ciel et de la présence humide de la mer. Quelques herbes hautes, un coin protégé par le sous-bois, le chemin qui passe, les feuilles des arbres étranges au feuilles disparates et argentés. Sous cet être de racines et d'écorce, l'imagination porta en moi l'image d'une petite fille qui se balancerait, la place ne manquait pas pour ce genre de jeu simple, sur une antique planche de bois.

 

sous-bois

 

Il y a presque 1 an, ou bien plus de 6 mois pour ces tentatives, ces affolements, reflet d'un état d'une seconde, comme d'une conscience retrouvée et égarée tout à la fois.

 

Repost 0
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:20

L'heure du premier article est arrivé. Retarder un peu plus l'échéance, le moment décisif, il est là maintenant. Tout subterfuge est inutile dès lors, la procrastination rompue.

 

Il y a toujours tant à dire, tant à ressasser. La première angoisse est l'organisation, le classement, rubriques et pages, thèmes et étiquettes. Je crois qu'un blog est à l'image de son créateur, celui-ci sera donc bordélique. Ne m'en tenez pas rigueur, je vous l'ai dis, c'est inéluctable. A moins que je ne substitue une feinte. Mais peu importe.

 

Ce qui est primordial dans cette aventure, tient au croisement de plusieurs registres, aux diverses fonctions que revêtir avoir un blog. Entre le journal intime d'expériences sensitives, d'interrogations plastiques, de réflexions sur le processus ou l'aboutissement de quelque chose que je suis entrain de réaliser etc, l'écriture, phénomène littéraire et poétique, en tant que captation de fragments du monde, de sensations, d'Etre qui s'entremêlent à ma pratique, et en fond une vision, un ressenti, la mienne. Enfin, c'est le lieu privilégié, bien que virtuel, où je peux confronter mes divers travaux plastiques (peintures, dessins, sculptures, bricolage en tout genre etc...) aux Autres, à votre regard.

 

Je veux que ce lieu soit mien, un univers préservé, une quintessence de ce qui me constitue et de ce que j'exprime matériellement à l'extérieur de moi-même. Une tâche qui ne s'avère pas aisée loin de là. En aurais-je le courage ? Je ne réponds plus à ce genre de question. Il faut agir c'est tout. Se mouvoir et s'agripper pour résister au néant.

Repost 0
Published by June - dans Commencement
commenter cet article

Présentation

  • : Les songes du Lotophage
  • Les songes du Lotophage
  • : Des créations, un petit univers. Une expérience littéraire dans le cadre d'un journal intime sensitif et artistique.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives