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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 22:37

Poils fins, poils un peu doux, ou un peu rêches, le rat dégage son museau, agite ses oreilles. Gris et noir comme l'eau des puits, pattes griffues, queue soyeuse. Les recoins et les cachettes flairées toutes une à une, refuges souterrains...

 

rat-encre

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Published by June - dans Anima
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 10:37

Retrouvaille fond du placard, anciennes aquarelles, arbres oubliés si prompts pourtant à soulever leur poitrine feuillage au moindre coup de vent.

 

arbre-noueux

 

Il y a comme une torpeur, les branches soulevées portées vers la rivière en contrebas, arrose les rives comme dénudées. Vers le ciel le soleil, entendre vrombir la lumière, et le clapoti saccadé des vaguelettes.

 

arbre-champ

 

Presque au centre du pré herbacé, tilleul promet l'ombre et la splendeur des cimes, auréolé de l'air chaud d'un été peut-être sans fin. Un mouvement ascendant construction s'échafaude, le plus grand.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 13:57

Premières expérimentations issue d'un nouveau carnet. La qualité laisse parfois à désirer car numériser des pages ce n'est pas forcément très évident...

 

carnet-expérimentation1

 

Se retourner plein vol, miasmes verts d'eau et bleutés. Le bec accroche le rideau se fragilise au corail spongieux. Les myriapodes s'élancent en ballet, décrivent cercle sinueux et dansent.

 

carnet-expérimentation2

 

Accoucher couches successives, coller réel imbriquer le signe, faire jaillir texture étincelle vie cristalline, les ébats de la couleur et de l'ombre, de l'eau et de la matière acrylique, du trait et de la surface. L'oiseau se défait de son plumage, projection corps léger et friable dans l'éther calciné innocule l'effroi.

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:28

fleurs-noir

 

Cueillette des fleurs jaunes, collecter des brins rires joyeux implosent en sanglots ineffables. Par-delà la forêt intérieure, impétueuses ténébères engluent tympans et cils. Le petite fille rendue muette sous l'épaisseur claustrale des feuilles d'arbre noires et lourdes, à l'humus saignant, aux buissons trous de néant, s'évaporent en rejets de crachat grumeleux.

 

Inspiré de The Path, le jeu vidéo indépendant.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 20:50

Le chat sourit en croissant de lune, demi-cercle et dents blanches. Alice a mangé le gâteau. Elle tombe dans sa chute, minuscule.

 

***

 

Parfois, cela m'arrive comme cela. Une angoisse informe m'étreint, qui me fait vivre, ressentir l'horreur de ta perte, future, prochaine, certaine. Et puis, les fissures qui m'effritent en gravier crissant. C'est un cauchemar, sortilège, incantation prononcée, l'augure imminente prophétisée par l'oracle aux plumes noires et à l'oeil blanc. Je palpe ma perte, je bois le manque, les cils martèlent la fin, tragédie, désespoir. Que tout passera, bras tendus vers la plaine immense et vide, vers le rien. Qu'il n'y aura plus même de bras, ou alors étendus, pourrissant au tout premier plan juxtaposés au cadre.
Il faudrait faire jouer catharsis hébétée, annihiler tout cela, pour quelques temps au moins. 

  carnet-écriture7

 

Sortir le pus, extirper cellules putrides, organes nécrosés. Scander couche de vernis à chaque salissure ne répare rien tout au plus étouffer.

 

***

 

L'occiput geignant au parfum tyrannie. La parole ravalée, toujours sera coulissures. La voix reprise en échos a le ton des blasphèmes. En gravier rutilant perlera d'oedèmes.

 

***

 

Les sages sarkophages salent la salissures des sarments salivaires.

 

Le pathos bavotant aux sources des glaires en émoi, comme en bulle monoxyde chantant, se pique en éclat.

 

A l'arythmie plexiglas, se cogne la langue néon bleu, pour l'aurore qui se glace en fissure de feu.

 

Arrachons doigté exquis, venimeuse dentelle, s'y méprendre en alibi, avaler l'opinelle.

    carnet-écriture8

 

  Les encognures au sourire s'invectivent en isocèle, le rictus grince triple croches s'empaillent en fibules rebelles, jeunes pousses s'accrochent.

 

Avoir l'anémie trébuchante des buveurs de liquidités, en l'extase auréole verre blanc et vert de lime qui s'extrait en substrat distillé.

 

carnet-écriture9

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Published by June - dans Ecriture
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 10:14

L'aire de jeu infuse en atsmophère grise et diffuse. Les fibres plastiques se recouvrent en plaques d'inimitié. Les filaments comme des effluves, se tordent poisseux en douce effloraison...

 

aire-jeux

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Published by June - dans L'imaginarium
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:43

 

inspiration-hopis

 

Le dormeur est rouge et ses rêves de terre et de plantes sèches brûlées par le soleil rasant. Les lianes s'allongent en filaments jaunissant entre l'éveil et le monde invisible. La roue tissus bariolés inspire le suc du désert doré. Les lézards font des cercles de feu dans la poussière brune.

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Published by June - dans L'imaginarium
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 19:26

 

 

Un jour froid et sombre. Dimanche 16 décembre, exposition au marché des arts organisé par la maison de quartier de Saint Ferjeux. Une première. Le regard mobilisé, pourtant peu de visiteurs. Une belle découverte parmi les artistes exposés : Henri Traforetti, un monde peuplé de personnages qui s'entremêlent, se suivent, se sauvent, vivent. Un travail d'une grande force plastique, visuelle et poétive.


Non, le papier mâché ce n'est pas qu'une matière destinée aux enfants, ou bien, faut-il revendiquer l'enfantin, le puéril contre la sériosité apparente attribuée à la sculpture ? Ces petites choses ont néanmoins plu, on ne dirait pas mais c'est un travail long et fastidieux que le papier mâché. Une osmose, les mains poisseuses, bout de journal après bout.

 

Je m'attendais à quelques questions sur la Peste au Bain, mais rien...

Je n'ai rien à rajouter.

 

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Published by June - dans Autres
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 22:41

Les prémisses papier fragilise, armature de fer, lier les lignes.

 

cage  cage2

 

Le bipède ailé prend forme et volume.

 

oiseau-cage

 

 

Mis en cage, petit oiseau ne deviendra pas grand. Traits courbes se répondent, se poursuivent à l'infini, enserre et élargissent l'horizon. Rotondité imparfaite, un peu cabossée, l'oiseau est pendu, centre point de conjonction.

 

oiseau-cage1

 

L'espace semble immense aux barreaux amadoués. Mais le vide est plus pesant que n'importe quelle entrave. Sa prison et sa maison, il s'absorbe et s'intègre aux entrelacs convulsifs.

 

oiseau-cage2

 

Son cou, ses pattes, autres courbes autres échos, assimilation progressive aux frontières familières.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 22:47

fille-cheveux-noir

 

Cheveux noir et blanche peau. Le regard pétillant, circonscrire le visage, apparition au milieu des herbes farouches. Garder palpitation franche, lèvres qui disent, sourcils circonspect, à l'informité du monde. Mais toujours sincérité touchante, à l'espoir refoulé, le salut rédemption à l'iris déployé.

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