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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 20:48

jeune-fille-longs-cheveux

 

Les cheveux portaient fréquence ondulatoire. Elle sillonait les turbulences aériennes.Des traces sur la peau, un peu de vernis violet pour être jolie. Elle semble prendre racine. Autour d'elle, comme c'est bizarre, tout dégouline. Sur ces cheveux encore secs, son visage, ses épaules. Tout est vermeil comme du jus de groseille.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 23:54

portrait-bandelette-vomissant

 

Les veines s'exècrent en fragile contusions. Les convulsions stomacales, affleurent aux bords de trachée. Aveugle, les oreilles engoncées, la flétrissure sera éternelle aux humeurs acidifiantes. Renâcle l'air qui écoeure ne fait plus parti du paysage pulmonaire. Serrant les bandages, la pâleur s'humecte au contact de la plaie toujours qui calcine les chairs en mal de cicatrisation.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 20:11

filles-sans-visage

 

Grillage séduit les pomettes enfantines, les poignets pâles se rejoignent. La pluie est noire ce matin, les filles se posent sur des bancs de pierre mouillés. Les barres, métal fusionné, scintille ses lignes ferreuses, une ombrelle, un masque légèrement s'incurve.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:14

portrait-bandelettes

 

La peau se défait infirme flétrissure, le bandelage se déroule en lanière pansement de l'âme. Les yeux bandés, tu ne peux supporter la lumière qui aveugle jusqu'à ton cerveau fébrile. Il y a les pleurs qui suintent comme une graisse opaque obstruant la porosité de ta chair. Alors le poison s'amasse au coeur, précipice infructueux, nuit sans fond, liqueur sans ivresse.

 

D'après la série photographique Bandelettes.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:20

rose-forêt

 

Il y a la nuit passée dans la forêt profonde. On ne sait pas si l'on en reviendra, qui sait ?...  Et puis, les ronces s'enroulent aux bottines, même foulées aux pieds elles continuent à s'accrocher. Rose s'est encore perdue, elle voulait être l'immensité. On murmure à l'oubli de venir nous chérir. Le voyage semble sans fin, tous ces arbres, le bois, un refuge parfois terrifiant. Les pas heurtent les cailloux et la boue redessine les contours. La blanche peau s'est éraflée aux épines des buissons noirs dépourvus de fruit.

 

Personnage de The Path.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:28

fleurs-noir

 

Cueillette des fleurs jaunes, collecter des brins rires joyeux implosent en sanglots ineffables. Par-delà la forêt intérieure, impétueuses ténébères engluent tympans et cils. Le petite fille rendue muette sous l'épaisseur claustrale des feuilles d'arbre noires et lourdes, à l'humus saignant, aux buissons trous de néant, s'évaporent en rejets de crachat grumeleux.

 

Inspiré de The Path, le jeu vidéo indépendant.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 18:33

poupée

 

La poupée de porcelaine a les yeux qui coulent. Pourtant elle est parée de son plus joli bonnet de nuit. Peut-être a-t-elle pris froid, assise près de la fenêtre. Ou bien elle se sent un peu seule loin de ses amies rangées toutes droites dans la vitrine, qui la regardent de si loin. Elle est tant fragile, un faux mouvement même apeurée, elle tomberait net sur le carrelage gelé. Elle se fissurerait d'un coup sec, sa tête exploserait pour sûr, en mille morceaux.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 17:01

Eve est tentée, Eve est séduite, éclaboussements, cheveux, nuées. Eve sans voile, au corps lambiné, déploie ses langues bleues. Serpent s'obstine, contemplateur conspirant, persuade en sifflement, ne sera pas contrarié. Raidit l'échine, la première femme, au ventre macérant l'affadissement perpétuel, la maudite race des filles d'Eve.

 

tentation-ève

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 16:13

girl-rabbit

 

Un cauchemar bord de nuit, la couverture délaissée. Marcher un peu dans l'obscurité, fureter le moindre bruit. Aimer le froid, sommeil terreur, à pas glacés, jouets perchés, armoire famillière. Petite culotte et sueur s'écoule dans le dos, moiteur frisson. Saveur du mal, se faire juste du sale. Poitrine en fuite, déroute expire, les voiles d'ombres respirent en filigrane, reflets du verre, sur la peau ivoire, pureté de la chair. Limite ultime, se briser peut-être, vacillement, tout force à la chute.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 22:27

Projet en cours, prend la forme d'un carnet. En voici la couverture et les premières pages.

carnet

 

1ère page

 

2ème page

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  • : Des créations, un petit univers. Une expérience littéraire dans le cadre d'un journal intime sensitif et artistique.
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