Des créations, un petit univers. Une expérience littéraire dans le cadre d'un journal intime sensitif et artistique.
Les yeux sont vides et le souffle déjà éteint.
D'après une photographie d'un jeune bovin agonisant. Passée à l'encre, il me semble ne l'avoir pas terminé, j'ai du faire une pause. Une fois finie la pause, il me semble que je n'avais plus rien à rajouter.
Sur la photo, il baigne dans son son sang, mais je crois, là c'est inutile, le drame est entier. Drame qui pourtant est banalité. Banalité de l'exécution, de la perforation, de l'éviscération, le drame quotidien. Un million, même un milliard de fois répétées, le sort du peuple quadrupède sacrifié.
Fusain et pierre noire, le trait comme basculement vers l'imminence.
Brou de noix et encre de chine. Les lignes toujours visibles.