Des créations, un petit univers. Une expérience littéraire dans le cadre d'un journal intime sensitif et artistique.
L'aube aux fleurs s'est arborée de milles pièces de trésors ouvragés. Il s'en ait fallu des invocations, des artifices et des visitations, des lueurs saintes qui perlaient de tes yeux pour entreprendre le grand oeuvre, la composition ancienne des aïeux....
Lire la suite
Les êtres évanescents ont des allures joviales. Nés de la même étreinte, deux mais indivisibles. Leurs bras chétifs ne servent qu'au serrement de doigts. Les dos sont ronds, comme un peu voûtés, l'air les déforme, l'usure s'injecte.
Lire la suite
Les lianes se tortillent et la silhouette s'arrondit. Il y a des masses vertes et bleues qui s'effondrent et des jaunes qui papillonnent. Le ressort de son coeur est rouge alizarine, la veine se contracte et se fraie un passage à l'intérieur des chairs...
Lire la suite
Le roi a le visage austère. Il semble désolé, son royaume vient de partir en fumée. Il n'était qu'un petit roi de rien du tout, maintenant, tout est fini, le roi de rien. Il est la tête à la couronne de sphères. Son serviteur rampant se tord à ses pieds...
Lire la suite
C'était une poupée à la face blanche et au petit capuchon brun. Sa bouche est un cercle noir difforme, elle n'a pa eu le temps de bien se former. Prématurée à l'existence, elle est comme inachevée. Elle se tient raide comme une planche, la pauvrette,...
Lire la suite
De la grotte sort des sons cramoisis et caverneux, tout en octaves qui se cognent aux parois pour mieux les contourner. Volute de paysage, apparition chromatique turgescente. Des rigoles sinuent dans le ciel lourd de nuages bleus et de clameurs virtuoses....
Lire la suite
Les errants errent. Résolution majuscule. Pas de rémission possible. C'est comme marcher nu dans le brouillard. Et se lover au creux des dolines. Redevenir simple moisson au grain déjà fermenté. Allumer des incendies sur les steppes rases. Pour enfin...
Lire la suite
Hymne capital, les ramifications des noisetiers s'arment d'entortillements enrayés. Les replis rabougrissent les écarts des terminaisons du derme. Les spirales enflent, la pression des miroitements d'eau, les branchages sont écroués dans les montagnes...
Lire la suite
Il vogue le cuirassé emplumé. Il se pare de ses ailes ou des nageoires atrophiées battant le glissement sur le duvet liquéfié. Il n'oublie pas son manteau brouillé de gris, puis se fond dans les algues bleues, mais au couchant il brille de doré qui pleut....
Lire la suite
Sur le fond brumeux et sombre de la forêt, un chevreuil sort des buissons, on dirait nébuleux. La chaleur humide du sous-bois est l'exhalaison mystérieuse de la végétation qui dort. Il semble qu'il patrouille sur un territoire sacré, les pattes touchant...
Lire la suite