Des créations, un petit univers. Une expérience littéraire dans le cadre d'un journal intime sensitif et artistique.
La ligne s'épanchait tranquillement le long du couvre-lit, les turbulences réfrénées au choc, dernier glissement assoupi aux creux des reins. Un contour seul, l'espace aucune prise, dedans et dehors, intérieur extérieur, le blanc s'insinue, ne faire qu'un...
Lire la suite
Acrobate femelle Pierrot, au corps renversé, batifole les pieds dans les étoiles striant les cieux de plomb rutilant. Le territoire se floute, les comètes moribondes pleurent sur la beauté de la nuit. Sa gibbeuse silhouette quitte un instant la terre...
Lire la suite
L'arbre dégouline quelque peu en amas gonflés et juteux. Le sang est mûr, prêt à être recueilli à point dans des vasques transparentes. Les racines filandreuses échardent le sol coupant de silices. Ciel qui prend ses aises, le bleu purifiant.
Lire la suite
Grillage séduit les pomettes enfantines, les poignets pâles se rejoignent. La pluie est noire ce matin, les filles se posent sur des bancs de pierre mouillés. Les barres, métal fusionné, scintille ses lignes ferreuses, une ombrelle, un masque légèrement...
Lire la suite
Variation, graphique cette fois, autour de la figure de Poulpy. Dichromie, pourfendre le blanc, s'inscrire encre et chair et pourtant absoudre le volume, refaire de l'espace un prétexte au motif, aux lignes tranchantes qui séparent soigneusement, le dedans...
Lire la suite
Dislocation impeturbable. Tempérament au corps matériau crâne exhumé en paraphrases cinglantes onomatopées. Les sabots balants, les oreilles pendantes, liquéfaction oesophagienne, s'enlacent en peau tannée et poils érectiles. Le chat à l'oiseau saigné,...
Lire la suite
Profusions, couches, empâtements, dégringolades, juxtapositions, surimpressions, aplats empilés. Pratique quelque peu obsessionnelle à récupérer déchets de couleurs inutilisées, tout garder ne rien perdre, ne rien jeter, sur les feuilles blanches, tout...
Lire la suite
Le marécage, thème prédilection, espace et temps à la fois, comme une époque, déjà l'humidité poisseuse.. Clos et intérieur. Respirations de glaise et d'eau rance et verte. Les brûlures d'orange et de mauves chauds de l'été...
Lire la suite
La peau se défait infirme flétrissure, le bandelage se déroule en lanière pansement de l'âme. Les yeux bandés, tu ne peux supporter la lumière qui aveugle jusqu'à ton cerveau fébrile. Il y a les pleurs qui suintent comme une graisse opaque obstruant la...
Lire la suite
Les sages ont perdu la vue dans la foule commune. La solitude s'en prélasse à l'ornière des mains fuyantes. Il n'y a de voeu que l'amer des funambules du dédain. Et les pas se font allègrement plus pesants, à chaque fossé ronfle le néant.
Lire la suite