Des créations, un petit univers. Une expérience littéraire dans le cadre d'un journal intime sensitif et artistique.
Poils fins, poils un peu doux, ou un peu rêches, le rat dégage son museau, agite ses oreilles. Gris et noir comme l'eau des puits, pattes griffues, queue soyeuse. Les recoins et les cachettes flairées toutes une à une, refuges souterrains...
Sur le fond brumeux et sombre de la forêt, un chevreuil sort des buissons, on dirait nébuleux. La chaleur humide du sous-bois est l'exhalaison mystérieuse de la végétation qui dort. Il semble qu'il patrouille sur un territoire sacré, les pattes touchant...
Assis sur une boîte, il restait de marbre. Les coulures jaillissaient en gangrène qui coule et caillots s'assèchant. L'oxydation ferreuse, la peur des mauvais jour, en prophyrine grumeuleuse râcle la blanche pâleur de ses membres fragiles.
Les pendus ailés chahutent au bout des branches. Les yeux vides, les pattes balantes... Ils dodelinent les os en l'air, une vapeur fantômatique soutien l'échafaud au tertre infertile. Le doux grincement des squelettes légers, se met comme à frissonner...
Le dormeur est rouge et ses rêves de terre et de plantes sèches brûlées par le soleil rasant. Les lianes s'allongent en filaments jaunissant entre l'éveil et le monde invisible. La roue tissus bariolés inspire le suc du désert doré. Les lézards font des...
Le chien se penche au-dessus des flaques. Il boit aux prés fleuris et aux excavations de nuages. Il gémit parfois mais n'aboie jamais aux épaisseurs violacées de la brume de l'aurore lumineuse.
L'oiseau casqué se poste droit, dans sa bulle de vert. Aux trémoussements de la lave rouge, il flotte comme un pollen dans les airs, une enveloppe circulaire, de quoi se protéger.
Le marécage, thème prédilection, espace et temps à la fois, comme une époque, déjà l'humidité poisseuse.. Clos et intérieur. Respirations de glaise et d'eau rance et verte. Les brûlures d'orange et de mauves chauds de l'été...
Petit bonhomme en cours...
Profusions, couches, empâtements, dégringolades, juxtapositions, surimpressions, aplats empilés. Pratique quelque peu obsessionnelle à récupérer déchets de couleurs inutilisées, tout garder ne rien perdre, ne rien jeter, sur les feuilles blanches, tout...
Les sages ont perdu la vue dans la foule commune. La solitude s'en prélasse à l'ornière des mains fuyantes. Il n'y a de voeu que l'amer des funambules du dédain. Et les pas se font allègrement plus pesants, à chaque fossé ronfle le néant.
L'aire de jeu infuse en atsmophère grise et diffuse. Les fibres plastiques se recouvrent en plaques d'inimitié. Les filaments comme des effluves, se tordent poisseux en douce effloraison...
L'arbre dégouline quelque peu en amas gonflés et juteux. Le sang est mûr, prêt à être recueilli à point dans des vasques transparentes. Les racines filandreuses échardent le sol coupant de silices. Ciel qui prend ses aises, le bleu purifiant.
En cours...
Les bourdons piquent avec majesté aux filaments soyeux de la fleur inclinée. Les insectes volette le fuseau qui suppote le gel sucré miel aux pétales qui tremblent.
Allongé, les bras en demi-lune, le personnage bariolé fendu de noir prend ses aises dans le fauteil glacé. Les yeux sont mi-clos comme un peu fatigué. Lassitude des après-dîners.
Sur l'autre rive orbite stellaire, scruter la nuit, les étendues désertes. Apparaissant, dans les profondeurs noires, l'astre émanations chaleureuses. Suspendre le fil, l'air qui sauve les poumons, plein d'irrisation, zinc et fluorite.
Voici l'avancement d'un grand projet qui se finalisera par une perfomance. Voici la première peinture (hauteur environ 1m50) encore non terminée. Et ci-dessous les croquis préparatoires pour les trois animaux.
En cours...
Variation, graphique cette fois, autour de la figure de Poulpy. Dichromie, pourfendre le blanc, s'inscrire encre et chair et pourtant absoudre le volume, refaire de l'espace un prétexte au motif, aux lignes tranchantes qui séparent soigneusement, le dedans...
L'humanoïde à la peau rouge, la nymphe des bois aux souliers verts, la naïade aux seins bleus... l'arbre les porte en effigie idoles émerveillées. Les crépitements brillance à la texture mordorée s'épanouissent portraits capturés...
Les globules pèsent de tous leur poids, aux organes rétractés, s'erraflent les boursouflures en fleur. Les grattements d'encre se projettent, fantasmatiques lumières filtrant l'opacité. Ecarquiller les songes, voiler d'une couche colorée pour enfin exulter...
Quelques études de poupées Hopis, les Kashinas... Vont suivre des scupltures inspirées par cette tradition, cette esthétique...
Bien ensoleillée, rose bonbon, enfantillages, la chambre se distingue. Aux affaires éparpillées, l'agencement s'étale. Vie et songe, comme un oreiller, à ce que l'on ne voit pas, se laisse deviner.
Se perdre dans l'épiderme noueux, distorsion lanière tégument cellulosique. Aux doigts, relief boursouflure, proéminences, égratignent et imprime frisonnement tactile.